Un nouveau financement de 163 millions de dollars permettra d’étendre le projet COSO à 1,9 million de personnes supplémentaires, de renforcer la cohésion sociale et de créer plus de 50 000 emplois dans les zones frontalières fragiles du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Togo
Washington, USA, 26 Juin 2026 -/African Media Agency (AMA)/- Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement additionnel de 163 millions de dollars pour étendre le Projet de cohésion sociale dans les régions du nord du golfe de Guinée au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Togo, avec pour objectif de renforcer la résilience et de stimuler la création d’emplois pour les communautés vulnérables touchées par les conflits, le changement climatique et les déplacements. Ce nouveau financement permettra d’accroître les investissements communautaires dans certaines des zones frontalières les plus fragiles de la région, où les opportunités économiques limitées, la pauvreté élevée, les chocs climatiques et les retombées de l’insécurité au Sahel mettent à rude épreuve les moyens de subsistance et la cohésion sociale.
Dans le nord du Bénin, en Côte d’Ivoire et au Togo, les communautés sont confrontées à un mélange complexe d’insécurité, d’accès limité aux services de base et de perspectives économiques rares, en particulier pour les jeunes. Le projet COSO s’attaque à ces problèmes par des investissements communautaires directs, le développement des infrastructures, l’appui aux moyens de subsistance et le renforcement de l’inclusion. Grâce à ce financement supplémentaire, COSO pourra toucher 1,9 million de personnes supplémentaires, soutenir plus de 2 200 sous-projets communautaires, créer environ 52 000 emplois directs — en particulier pour les jeunes et les femmes — et ouvrir de nouvelles opportunités à plus de 600 entreprises locales, contribuant ainsi à renforcer les économies locales.
« L’emploi, en particulier pour les jeunes, est au cœur de ce projet, explique Trina Haque, directrice régionale du pôle Populations de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « En investissant dans les infrastructures locales, les petites entreprises et les solutions communautaires, COSO crée de réelles opportunités économiques tout en renforçant la stabilité et la cohésion sociale. »
Les pays du nord du golfe de Guinée sont de plus en plus exposés à l’insécurité transfrontalière, aux chocs climatiques et à l’afflux croissant de réfugiés, ce qui met à rude épreuve des communautés déjà fragiles. Le COSO est conçu comme une plateforme régionale, rassemblant les pays pour faire face aux risques et aux opportunités partagés. Il combine développement de proximité, dialogue régional et investissements résilients face au changement climatique pour s’attaquer aux causes profondes de la fragilité.
« Les défis auxquels sont confrontées les régions frontalières ne se limitent pas aux frontières nationales », a déclaré Nathan Belete, directeur des programmes régionaux pour l’Afrique à la Banque mondiale. « En renforçant la collaboration transfrontalière et en investissant dans les collectivités des deux côtés des frontières, le COSO contribue à bâtir une région plus stable, résiliente et intégrée. Grâce à l’élargissement de l’accès aux services essentiels, à la création d’emplois et au renforcement des institutions locales, il transforme les zones frontalières vulnérables en moteurs d’une croissance inclusive et d’une stabilité durable. »
Depuis son lancement en 2022, COSO a obtenu de solides résultats au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Togo, améliorant l’accès aux services pour plus de 3,7 millions de personnes et créant plus de 82 000 emplois pour les jeunes et les femmes. Au Bénin, 595 sous-projets communautaires ont été menés à bien, au profit de plus de 679 000 personnes, y compris des réfugiés et des communautés d’accueil. En Côte d’Ivoire, le projet a réalisé 917 investissements dans des infrastructures qui ont touché près de 700 000 bénéficiaires, tandis qu’au Togo, 1 461 sous-projets ont amélioré l’accès aux services pour plus de 500 000 personnes, dont plus de 24 000 réfugiés.
Ces investissements dans les domaines de l’eau, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et des marchés locaux ont permis de renforcer les moyens de subsistance, de stimuler les économies locales et de rétablir la confiance au sein des communautés, plus de 90 % des bénéficiaires faisant état d’effets positifs sur la cohésion sociale.
Distribué par African Media Agency (AMA) pour la Banque Mondiale
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